Florent Goumot-Labesse, diplomé de Polytech Nice-Sophia Antipolis en 2017, nous présente son jeux vidéo Unleashed (développement indépendant).

  • Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle Florent Goumot-Labesse, j’ai actuellement 23 ans et j’ai toujours été passionné par les jeux vidéos. En effet, malgré l’absence de filière dédiée aux jeux à Polytech Nice-Sophia, j’ai toujours fait mon possible pour pousser à son maximum le côté ludique des projets en informatique, et ce depuis la préparation intégrée.

Après avoir effectué mon stage de fin d’études, qui me destinait à une voie de développeur informatique « classique », j’ai décidé de me lancer dans l’expérience du développement indépendant. Pour cela, j’ai entamé un projet en tant que hobby en parallèle à mon stage de fin d’études, et ce dernier à pris de l’ampleur jusqu’à arriver à ce qu’il est aujourd’hui : Unleashed, un RPG en deux dimensions sur le thème des péchés et des vertus, sur lequel travaillent une dizaine de personnes, toutes de nationalités différentes.

  • Comment est né Unleashed ?

Ayant toujours été attiré par les jeux de type RPG (Role Playing Game – jeu de rôle en français), et plus spécialement les jeux de la série Pokémon, il était naturel de songer à faire un RPG. De plus, malgré l’avancée technologique, la série elle-même stagnait dans une trame scénaristique assez peu profonde et manquant de maturité. Certes, cela favorise une audience plus large mais délaisse ceux qui ont grandi avec Pokémon et qui recherchent désormais quelque chose de plus complexe.

  • Quels éléments principaux composent le jeu ?

Afin de faire évoluer le joueur dans un contexte sombre et mature, nous avons opté pour un genre sous-représenté dans les RPG : les vertus et les péchés. Oubliez les types présents dans tous les RPG tels que le feu, la glace ou encore l’électricité: dans Unleashed, les éléments au cœur de l’histoire sont les 7 péchés capitaux et les 7 vertus associées.

Nous avons également réuni les fonctionnalités les plus populaires dans les jeux de ces dernières années, à savoir les fonctionnalités qualifiées de « sandbox »: exploration d’un monde ouvert, récolte de ressources, fabrication d’objets, décoration de maisons… Tout en gardant le concept original de ce genre de RPG : le combat en tour par tour.

Nous avons cependant opté pour du 3 joueurs contre 3 joueurs (3v3) pour permettre au joueur de varier les stratégies. En dernier lieu, nous avons décidé de mettre l’accent sur les interactions dans le monde. En effet, beaucoup de jeux qualifiés « d’open-world » (monde ouvert) sont trop vides. Pour résoudre ce problème, nous composons notre monde avec plus de 300 cartes faites à la main, dont la plupart des éléments représentent un intérêt pour le joueur (ouverture de coffre, récolte de ressources, trésors cachés).

  • Quels obstacles avez-vous rencontré ?

L’obstacle principal a été de créer une équipe. En effet, travaillant sans budget, il a fallu des bénévoles en attendant la commercialisation du jeu. Ceci était au début spécialement compliqué, car il n’y avait que peu de choses concrètes du projet à montrer. Cela s’est amélioré au fur et à mesure que le jeu progressait, puisque nous avions plus d’éléments à proposer. Le seul obstacle qui persiste est que la plupart des membres du projets sont des étudiants ou des professionnels qui ne peuvent consacrer 100% de leur temps au projet.

  • Quels sont vos objectifs ?

Notre objectif le plus difficile à atteindre est de créer une communauté autour du jeu. La communication représente souvent la partie la plus délicate pour les développeurs de jeux indépendants, et nous ne faisons pas exception à la règle. C’est pourquoi nous avons mis en place une campagne Thunderclap afin de récolter du soutien social (lien disponible ici).

Cette campagne sociale est destinée à renforcer l’efficacité de la communication autour du lancement de la campagne Kickstarter le 13 février (lien disponible ici), sur laquelle nous comptons énormément afin de poursuivre dans la voie du développement indépendant.

  • Si c’était à refaire, que changerais-tu ?

J’appuierais plus sur la communication. Jusqu’à récemment, je développais dans mon cocon sans me préoccuper de la communication, sans communiquer de nouvelles à propos de l’avancée du jeu. Cela à peut-être empêché de faire grandir une attente autour du jeu.

  • Un mot pour les diplômés et étudiants du réseau Polytech ?

Si vous avez des ambitions qui ne collent pas parfaitement à votre parcours, ne baissez pas les bras pour autant, et faîtes tout pour parvenir à réaliser vos rêves.

Facebook : https://www.facebook.com/UnleashedRPG/

Twitter : https://twitter.com/UnleashedRPG

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